François, Patrick

J’ai attendu la mort de Staline pour naître doucement le 18 Juin de cette année-là, sous le signe du baiser, puisque le 18 Juin c’est aussi le jour de la pelle…
Tombé dans la marmite de la rigolade tout petit, je me suis nourri des pensées de mes maitres que sont Alphonse Allais, Pierre Dac, Francis Blanche, Frédéric Dard, Pierre Desproges, Coluche, Raymond Devos et les amoureux des mots comme Brassens, Lapointe ou Nougaro puisqu’il est bien connu que le juste emploi des bons mots rendent les cris vains.
Bien entendu je suis un grand adepte du jeu de mollets… et j’ai toujours été, dans ma vie professionnelle ou privée, à l’école ou dans mes activités associatives et même au conseil municipal, le comique de la bande, le poil à gratter, le fou du roi.
Puis j’ai découvert le contrepet et je me suis bien marré…
Champion départemental poussins de ping-pong buccal, je suis également un spécialiste du péclouilleur à manette et un grand défenseur du strombic à poil dur.
Signe particulier : je ne porte plus la cravate depuis que Pierre Dac a dit que cet accessoire servait uniquement à indiquer la direction du cerveau de l’homme…

La Poule au Mot 

Outre le génial préfacier Joël Martin, de L'Album de la Comtesse, ils sont mis en quatre pour ce léger mais désopilant ouvrage contrepétique : les trois intrépides mousquetaires sont, par ordre d'arrivée à table :
- Patrick François, contrepéteur distingué, ancien musicien devenu las de se gratter le dos avec son instrument, homme de théâtre à la fois côté cour et côté jardin, informaticien fourvoyé dans un imposant organisme social public (mais oui !), fantaisiste invétéré dur à arrêter, sorte de phono remonté à bloc, dans sa faconde subliminale,
- Alain Bernard, ancien journaliste cramponné à son stylo, fustigeant tout autant les sanguinocouillards que les cérébrotesticulaires, adepte de l'extrême-centre, trapéziste des mots avec filet (mignon),
- Jean-Louis Savignac, cheminot devenu chroniqueur (à prononcer parfois à l'allemande) judiciaire, tant par le verbe que par le dessin. Si un croquis lâchement abandonné sur la nappe en papier blanc lui fait parfois rémunérer un aubergiste, celui-ci n'a pas forcément perdu au change...
Ces compères ont visé à divertir le lecteur, mais aussi à le faire participer : dans la seconde partie, une traduction bicolore des contrepèteries de la première fait de cet ouvrage le premier dictionnaire bilingue consacré à leur art subtil, salace mais jamais grossier...

Les auteurs

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